Daydreamers

Installation au Centre Wallonie Bruxelles

Création: Boris Dambly & Céline Lellouche, construction et lumières: Ralf Nonn, Sculpture: Laurent Liber




Il ne tient qu’à nous d’ouvrir des portes vers des lieux où résistent les images.
Il ne tient qu’à nous d’organiser des durées et des espaces où l’imaginaire des peuples clandestins sera souverain.
Il ne tient qu’à nous de faire apparaître la lumière quand même la lumière semble captive d’une nuit sans fin.


L’urgence politique et esthétique consiste à trouver des ressources dans les étincelles là où la nuit avance, tels les feux d’artifice allumés depuis la jetée de Brighton la nuit du Nouvel An, avec l’amour pour résister au froid de l’hiver, telles les ampoules bariolées des manèges de la foire du midi, depuis longtemps désertée par les freaks, telles les lucioles des faubourgs de Rome décrites par Pasolini.


Didi-Huberman dit qu’il faut organiser le pessimisme, et que c’est dans les périodes de déclin que naît la vitalité. Ouvrir des portes d’où filtrent les dernières lumières du jour, devenir des lucioles, par la lueur émise, nous attirer, danser, malgré tout, et former une communauté de désir.


Pour Le Centre du festival, je souhaite construire des artefacts qui exhument nos souvenirs populaires et m’inspirer des carrousels et des stands forains, des arches des barnums ou des cirques de freaks des années 1920”, où chacun, selon son âge, sa culture ou son niveau de privilège sera radicalement bienvenu pour se rencontrer, boire, manger et célébrer une utopie transitoire.


Construire des iles qui offrent un point d’encrage à ce qui pourrait disparaître, et nous fait ressentir ensemble un amour inconditionnel.